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Banana Bread aux noix et pépites de chocolat

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Vous avez sans aucun doute déjà été dans la situation où vous aviez une banane ou deux très murs à la peau noircie dans votre panier à fruit et que vous ne saviez pas quoi en faire. Eh bien ce cake est la solution ! Il est délicieux, gourmand et plaira à tous les membres de la famille : succès garantit !

Je vous informe tout de suite que la recette que je vous partage provient du blog Le Pétrin que j’affectionne tout particulièrement. C’est ma référence sur la toile en matière de boulangerie et de pâtisserie. Je vous transmets donc sa recette sans scrupule car c’est la meilleure après mes nombreux essais.

ingrédients

240g de farine
1,5 cc (8g) de bicarbonate de sodium
1/4 cc de sel fin
2 bananes très mûres (200g de purée)
100g de sucre
50g de cassonade ou de sucre complet
1 œuf
60g d’huile + 50g de crème (ou 110g de beurre fondu)
60g de lait (ou lait de coco ou lait végétal)
1/2 cc de vanille en poudre 
50g de chocolat noir 60-70%
1 poignée de noix (ou pécan ou amandes)

Préchauffer le four th. 6 (180°C). Chemiser un moule à cake avec du papier cuisson en laissant des bords hauts pour faciliter le démoulage.
Tamiser la farine dans un bol, ajouter le bicarbonate et le sel et mélanger intimement. Réserver.
Placer les bananes coupées en 2 ou 3 morceaux dans un grand saladier puis les écraser à l’aide d’une fourchette ou d’un presse purée de manière à obtenir une purée lisse (ou avec des morceaux selon les goûts).
Verser le sucre et la cassonade sur la purée, mélanger vigoureusement avec une cuillère en bois puis ajouter l’œuf, l’huile, la crème et le lait et bien mélanger pour obtenir un appareil homogène.
Note: la plupart des recettes de banana bread contiennent de l’huile mais il est possible de la remplacer par du beurre fondu. Pour ma part, j’aime utiliser un mélange d’huile neutre et de crème liquide (crème de soja cuisine pour une version non lactée) qui donnent un moelleux incomparable
Incorporer la farine en mélangeant jusqu’à former une pâte bien lisse. Ajouter la vanille en poudre ou un autre parfum au choix (cannelle, gingembre, etc..) et le chocolat haché en gros morceaux et les incorporer rapidement sans trop travailler la pâte.
Verser l’appareil dans le moule à cake chemisé, répartir les noix grossièrement coupées à la surface et enfourner grille au centre. Cuire pendant environ 45 à 60 minutes: un pic en bois enfoncé au centre doit ressortir propre et sec. Laisser refroidir sur une grille et démouler en tirant sur les bords du papier cuisson.

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Olio Piccante Leccese

 

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Vous avez aussi un beau-papa qui est toujours sceptique face à une sauce piquante? Le mien dira toujours que cela ne pique vraiment pas assez…

Cette fois, j’ai trouvé une recette de purée de piment frais, avec juste ce qu’il faut de vinaigre et une pointe d’ail. Et, CA ARRACHE GRAVE!

C’est une recette authentique mais pour les piments vous pouvez très bien aller chez les turques. Ils ont toujours un très beau choix de piments frais. Faites-vous plaisir et variez les couleurs! Mettez au point votre petit mélange de derrière les fagots. C’est aussi une super recette pour conserver les piments qui ont poussé dans votre jardin et en profiter pendant la saison du brouillard!

Attention danger!

Pour cette version:
1 bouquets de piments oiseaux (100 g)
320 g de gros piments de Cayenne rouges
150 g de petits piments verts

Prévoir en plus du gros sel, de l’huile d’olive, 1 bouquet de menthe fraîche, une tête d’ail et du vinaigre de vin blanc.

Sortez une planche, un petit couteau d’office, votre mixer à lame tournante, un plat avec une assiette comme couvercle et une maryse. Déballez vos piments sur l’égouttoir. Munissez-vous de gants en latex ou en plastique et attention, il n’est plus question de se toucher la narine, le coin de l’œil ou toute autre partie de votre corps. Depuis maintenant vous travaillez de préférence en pleine air, loin, très loin des enfants!

Laver et équeuter les piments et les couper grossièrement. Peler et dégermer l’ail. Équeuter, laver et sécher les feuilles de menthe fraîche. Passer le tout au mixer, en plusieurs fois. Il doit rester des petits morceaux de pulpe de piment.

Ajouter 30 g de gros sel dans le plat et laisser mariner la nuit, au frais, à couvert en touillant qq fois.

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Le lendemain couvrir de vinaigre (1 à 2 dl) et laisser mariner à température ambiante 2 heures. Égoutter puis mettre dans des petits bocaux préalablement stérilisés 10 mn. Couvrir généreusement d’huile d’olive et stériliser à nouveau 10 mn.

Vous pouvez garder le vinaigre pour confectionner un excellent piri piri pour accompagner vos poulets à la portugaise.

Patienter 2 ou 3 mois avant de déguster avec vos pizzas, légumes, charcuteries, fromages etc Conserver le bocal au frigo en complétant d’huile d’olive afin que la purée soit toujours bien recouverte.

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Un grand merci à Raffaella et Michel pour la recette!

Japanese Cooking Session #1

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La curiosité d’un Rollmops n’a jamais de limites et découvrir des traditions culinaires du monde entier restent son plus grand plaisir. Exilé quelques temps Outre-Atlantique, je profite de mon temps libre pour rencontrer des personnes et parler cuisine bien évidemment.  Après plusieurs bavardages, l’idée d’échanges de connaissances culinaires se dessinent. Cours de cuisine japonaise en échange de cours de cuisine franco-suisse. Sans hésiter, la première rencontre a eu lieu et voici le résultat !

Le menu est composé d’une soupe Kenchin, d’un riz aux shitake et aux carottes, de cubes de tofu frits et d’une salade aux vermicelles au thé vert sauce au sésame.

Voici les recettes des différents plats, que vous pouvez préparer individuellement sans souci pour une entrée ou un accompagnement d’un plat principal.

Riz aux champignons Shitake et aux carottes

IMG_5222ingrédients

300g de riz (2 cups – si vous avez un rice cooker)
3 champignons Shitake frais
1 carotte
1 pièce de Abura-age (Tofu frit)
5 cm de Konbu (Kelp)
8 ml de sauce soja
1 pincée de sel

Coupez le Abura-age en lamelles, placez-les dans une passoire et rincez-les avec de l’eau bouillante.

Emincez les champions Shitake et coupez les carottes en juliennes de 3cm de long.

Rincez le riz à l’eau froide et incorporez 2 fois le volumes de riz en eau. Pour les personnes possédant un rice cooker, respectez la mesure en intégrant l’eau jusqu’à la hauteur de 2 cups.

Déposez le Konbu

Ajoutez la sauce soja et le sel

Ajoutez l’Abura-age, les champignons et les carottes sur les Konbu.

Cuire

Quand le riz est cuit, laissez reposez 10 minutes. Retirez le Konbu et mélangez énergiquement.

Kenchin Soup

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ingrédients

20 cm de Konbu
1 poignée de Bonito
1l d’eau
2 pièces de Abura-age
3 racines de taro
2 carottes
2 racines de Burdock
1 sachet de Konnyaku
1 oignon de printemps
2CS  de sauce soja
1 CS sake
1 CS de sel
2 CS d’huile de sésame

 

1 jour avant préparez votre bouillon

Dans un saladier, mélangez 1 litre d’eau tiède, 20 cm de Konbu et un poignée de bonito. Laissez infuser.

Taillez tous les légumes finement à la mandoline

Faites revenir les légumes dans l’huile de sésame pendant 7 minutes

Retirez le Konbu et le bonito du bouillon

Incorporez le bouillon dans les légumes

Incorporez la sauce soja, le sake et le sel

Portez à ébullition ensuite réduire le feu et laissez mijoter jusqu’à ce que les légumes soient cuits tout en restant croquant.

Agedashi Tofu

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ingrédients

1 block de silken tofu (tofu mou)
suffisamment de farine de pomme de terre pour couvrir tous les cubes de tofu
200 gr de Dashi frais
1 piment oiseau séché
2CS de sauce soja
2 CS de Mirin
4 pincées de bonito

 

Coupez le block de tofu en cube de 3 cm x 3 cm x 3 cm

Séchez le tofu sur du papier éponge et déposez les cubes sur une assiette.

Emincez l’oignon de printemps

Râpez le dashi et assaisonnez avec le piment, réservez dans un bol

Chauffez l’huile à 180°C

Couvrez toutes les faces des cubes de tofu de farine de pomme de terre

Frire toutes les faces du cube

Dressez en déposant en premier la sauce soja, le marin puis en le cube de tofu. Sur le cube de tofu, déposez une demie pincée de bonito et le le dashi râpé assaisonné au piment.

Sesame Dressing

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ingrédients

1 CS d’huile de sésame
4 CS de sésame grillés
2 CS de mayonnaise
1 CS de vinaigre de riz
1 CS de sucre
1 CS de sauce soya
1 de pincée de sel

 

Dans un mortier, insérer les graines de sésame, broyez grossièrement.

Incorporez la mayonnaise, l’huile de sésame, le vinaigre, le sucre, la sauce soja et le sel.

Mélangez jusqu’à obtenir une émulsion lisse et brillante.

Cuire les nouilles aromatisées au thé vert et les refroidir à l’eau froide directement après la cuisson. Les pâtes doivent être légèrement al dente. Accompagné d’une salade mêlée généreuse et déposez une cuillère à soupe de Sesame Dressing sur les nouilles et la salade.

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Duo de palée en tartare

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(Avant toute chose) ! Enfin! N’oublions pas que les Potes and Rollmops aiment parler nourriture. Surtout nourriture. Passer à la radio est très plaisant mais partager notre recette du tartare de poisson du lac de Neuchâtel, servi au cloître de Neuchâtel, nous obsède depuis pas mal de temps. Nous n’avons pas fini de revisiter ce tartare que nous affectionnons beaucoup. Après celui en verrine, voici la recette d’un tartare de palée original, rafraîchissant, à l’assaisonnent complexe, qui s’accompagne parfaitement avec un Sauvignon blanc servi à 9°C donc pas trop frais.

Nous accompagnons ce tartare d’un toast de pain de mie et d’un granité salé au concombre et à la Farina Bona. Il s’agit d’une farine de grains de maïs torréfiés qui est produite dans une petite vallée tessinoise.

2 ou 3 jours avant votre repas de gala
Pour les Neuchâtelois-e-s, un coup de fil à son poissonnier pour commander des filets de palée (si vous n’avez pas de contacts envoyez-nous un email, on vous trouvera ça).

Pour 10 convives:

2 gros filets de palée fraîche et un de palée fumée à froid, 900 g de poisson au total. Si vous y pensez, demandez gentiment à votre poissonnier ou au pêcheur directement si c’est possible d’avoir de la palée sans peau. Les arêtes, ma foi, vous devrez vous armez d’une pince à épiler…à poisson si vous en possédiez une car celle pour les poils est bien trop fine !

Le matin

Passer chez le maraîché acheter:

1 grosse pomme acide
1 botte de cerfeuil
1 botte de persil plat
1 botte de coriandre fraîche
1 gingembre frais
1 raifort frais
1 botte de menthe fraîche
1 concombre
1 bouteille de verjus
1  poignée de graines d’oignons germées
2 citrons verts bio

De votre armoire
Sel, fleur de sel, poivre blanc, huile de noix (Prisidio Slow Food Suisse), piment en poudre, Farina Bona (Prisidio Slow Food Suisse).

Puis passer chez le poissonnier

Quelques heures avant
Laver, peler, effeuiller les végétaux

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Pour le granité
Passer au blender le concombre vidé et pelé, du verjus, quelques feuilles de menthe poivrée fraîches et de la Farina Bona. Rectifier en sel et poivre blanc. Il faut goûter et ajuster harmonieusement les goûts, c’est la clé de la recette : popcorn (c’est la Farina Bona qui donne ce goût incroyable), menthe fraîche (perception de fraîcheur en bouche), acidité (le verjus donnera de l’acidité sans donner le goût de citron), sel et poivre.

(il faut préciser. Quand passes-tu Placer au congélateur et brasser toutes les 45 mn puis toutes les 15 mn quand ça gèle. Le but est d’obtenir le maximum de grosses paillettes de glace.

Pour le poisson
Enlever la peau et les arrêtes aux filets puis les découper en petits cubes. Réserver au frais à couvert

Avant le service
Mélanger le poisson et les assaisonnements avant de dresser. Ici aussi, chercher l’harmonie et l’équilibre des goûts. Il faudra goûter plus d’une fois et rectifier avant de trouver l’équilibre parfait.

Assaisonnements (mettre a peu près les quantités)
Jus de citron vert et zeste

Cerfeuil coupé finement
Persil coupé finement 
Coriandre coupée finement
Pomme acide en fine julienne 
Gingembre coupé très finement 
Raifort râpé 
Huile de noix
Piment en poudre 
Sel

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Sur une ardoise, cercler le tartare, petite pichenette de pousses d’oignons au-dessus, un toast, fleur de sel et le granité dans un petit verre avec une courte paille…

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Droits photographiques: agzPhotography

Petites volailles à la truffe blanche

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J’avais commandé une truffe blanche à Julien (merci) qui est parti faire ses courses au Piémont au Grand Marché Mondial de la Truffe d’Alba…. n’exagérons rien! Du coup je vous propose 2 manières de profiter un max de ce produit hors du commun: puissance et finesse.

La truffe blanche se conserve une petite semaine au frigo dans un récipient fermé et hermétique avec une feuille de papier absorbant qu’il faut changer chaque jour.

Tout d’abord dans une sauce aux champignons pour accompagner vos volailles, mmmm imaginez votre dinde de Noël… et ensuite dans un risotto au champagne pour accompagner des fruits de mer. Cela sent les fêtes! Dans ce dernier cas, mettez le jour avant le riz dans le récipient hermétique avec la truffe. Je ne vous fais pas le coup de l’omelette aux truffes, vous connaissez. Mais oui on laisse les oeufs 1 ou 2 jours avec la truffe dans le bocal pour qu’ils prennent le goût.

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Les cailles et les petits coqs:

Saler les volatiles puis bien les dorer à la poêle acier dans du beurre et les finir au four à 180 dans un plat. Commencer par les petits coqs car ils ont besoin de plus de temps pour cuire.

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La sauce aux champignons:

Faire suer dans du beurre des champignons de Paris tout bien parés et coupés en fines lamelles. Ajouter une échalote ciselée très finement. Saupoudrer de farine. Touiller. Déglacer avec un peu de vin blanc. Ajouter un peu de bouillon et de la crème. Rectifier l’assaisonnement en sel et en bon poivre. Rectifier l’acidité avec qq goûtes de jus de citron jaune.

Couper la truffe blanche en fines tranches et ajouter 5 mn avant de servir.

Accompagnements:

Des nouillettes (ou même des frites, pourquoi pas), des raisins justes colorés dans du beurre et des légumes de saisons cuits à l’anglaise avec un peu de gros sel.

Simple et sublissime

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Et mafois si vous n’avez pas de truffe, tans pis, cela sera sûrement très bien sans, ou alors avec des morilles

 

Pumpkin Pie ou le soleil d’automne

Le soleil du mois de novembre… Thanksgiving approche et voilà que Carole, une gourmette de La Côte, me lance un défi de réaliser deux tartes à la courge, ou plus communément appelé Pumpkin Pie ! Comme le Thanksgiving officiel se fête dans deux semaines, j’ai pris un peu d’avance pour que vous soyez fin prêt le jour j.

L’année dernière, j’avais eu la chance d’être son commis et de réaliser une dinde traditionnelle de thanksgiving. Farce, cuisson, arrosage, découpe, etc. Tout y était passé. Et voilà que cette année, elle me demande de réaliser une pumpkin pie pour une vingtaine d’Américain-e-s ! La pression monte.

De plus, de toute honnêteté, je ne suis pas un immense fan de cette tarte. Mais un rollmops ne baisse jamais les bras face à un défi de cette taille. J’ai donc décidé de retrousser mes manches, d’étudier en détail la recette de Carole et de m’y mettre !

Voici la recette de Carole. Elle m’a gentiment autorisé à vous la transmettre. Je profite de ce message pour la remercier du fond du coeur. J’espère que je serai à la hauteur !

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Recette de base :

Pumpkin Pie (tarte à la courge)

450 gr de purée de potiron (j’ai utilisé une Butternut)

225 gr de sucre (brown sugar) – je ne l’ai jamais trouvé en Suisse. Je demande de m’en rapporter à chaque fois que quelqu’un part aux USA )

Bien mélanger ensemble (j’ai utilisé mon blender KA)

Diluez  dans quelques cuillères à soupe d’eau bouillante

1 ½ CC de cannelle

½  CC De chaque: gingembre, clou de girofle, noix de muscade et sel.

Ajoutez à la purée de potiron

Mélanger ensemble 3 œufs battus et 280 grams de crème épaisse.

Ajoutez le tout à l’appareil du potiron

Mettre dans votre pâte à tarte

Cuire à 180°C pendant environ 50 minutes

Laisser refroidir et servir frais avec de la crème chantilly

 

Je dois maintenant vous faire une confidence. N’étant pas un grand grand fan de cette tarte. J’ai décidé d’y apporter une touche rollmopsienne. Je trouvais régulièrement cette tarte un peu fade. J’ai donc remplacé le gingembre en poudre par du gingembre frais (1CC) et j’ai ajouté le zeste d’une demie orange bio.

Le deuxième secret est la recette de la pâte de mon copain David. Il m’a apporté une tarte aux pommes l’autre jour et sa pâte brisée était de toute beauté. Croustillante, un bon goût de beurre et bien compacte. Un régal, quoi !

La recette :

300 gr de farine blanche

150 gr de beurre

5gr de sel

15 gr de sucre

80 gr de lait.

Pour la réalisation, je vous laisse lire l’article de Greg de la pâte brisée

Si vous avez l’occasion de fêter Thanksgiving, n’hésitez surtout pas. C’est magnifique. Un repas traditionnel, familiale où l’on prend le temps d’être ensemble et de se retrouver. Une fête que nous pourrions organiser un jour les Potes and Rollmops. Qu’en pensez-vous ? car en terme de dinde je connais un loustique, membre des Potes and Rollmops, qui pourrait même nous la préparer frie…

A bientôt et bonne popotte

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Et si vous voulez une version salée de tarte à la courge, c’est par ici!

Carpaccio de bolets et vinaigrettes

Oui m’sieur’dame il y aura bien 2 vinaigrettes, une pour le mesclun et une pour les bolets. C’est complètement exagéré, je sais bien, mais cela en vaut la chanterelle. Zut, c’est des bolets!

Bon tout commence un samedi matin lorsque 4 Rollmops décident après un petit café d’attaquer une journée chasse. Oui enfin, dans l’assiette et pour une chasse aux bons produits aussi… Nous laisserons soin aux professionnels de s’occuper des petits détails pour en arriver là. Exactement, l’histoire du chasseur et du boucher étant déjà comptée. Il me reste à vous raconter cette petite entrée à tomber par terre, si, dans un lit de feuilles mortes toutes colorées, aromatiques, moelleuses et patati et patata. Tout d’abord un tour au marché pendant qu’une équipe attaque la boucherie.

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Il nous faut 1 joli bolet par gens ou 1 pour 2 s’ils sont énormes. Alors là, saviez-vous qu’il fallait demander (gentiment svp!) à votre vendeur de champignons de le partager en 2, oui, pour voir s’il n’est pas habité par je ne sais quel invertébré… non non non, on veut un champignon sans locataire! Merci sister. Ensuite vous continuez votre marché: doucettes, salade à tondre, racine rouge crue pour la déco, qq pignons, un petit céleri boule, tiens, encore une endive, un citron bio, une orange bio, une mandarine bio (le bio c’est important si on veut manger les zestes), un peu de gingembre frais, persil plat, on sait pas encore exactement où va nous mener notre voyage gustatif.

Un petit tour chez Sterchi pour un bout de vieux sbrinz. Oui ça c’est pour les tuiles de fromage. Ça changera du parmesan! Ah et 3 de plus pour le plateau de fromage, on aura sûrement encore faim hahaha.

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De retour aux bercailles, on frotte et on enlève la terre des champignons. On raccourcit les pieds, juste un peu Gudule, et on découpe DELICATEMENT (oui on a des demis champignons, je sais!) ce petit monde de la forêt en jolies tranches de 3-4 mm (pour une fois que je suis précis debleu!) On réserve cela à couvert dèhorrr du frrrigò (ça c’est juste l’accent neuchâtelois qui ressort).

On lave la salade, on pèle la betterave, on toaste les pignons (merci Gudule de ranger le toaster et de sortir un petite poêle plutôt…). On râpe le fromage et on confectionne des petites tuiles allongées en sbrinzant un peu de fromage râpé en petites portions, à peine éloignées les unes des autres, parce que cela va fondre un peu, sur un papier sulfu qui lui-même se trouve sur une plaque à gâteau allant au four, qui lui est préchauffé à 160 degrés Celsius… ouf ça y est. Respire Gudule! 6 mn au four, attention cela ne doit pas trop colorer sinon cela aura un sale goût un peu trop amer. On ne veut pas recréer la couenne grillée des religieuses valaisannes non plus…

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Vinaigrettes:

Pour les bolets:

Touiller dans un bol de l’huile d’olive (légère et pas trop goûteuse) avec un peu de sel, jus et zeste de citron, jus de gingembre.

Pour le jus de gingembre, on pèle un bout de rhizome, on le râpe et on le presse avec les doigts pour sortir le jus.

Ajouter des micros cubes de céleri, du persil plat haché petit et laisser mariner dans la sauce une ou deux tiges de lemon grass et de persil plat écrasées. L’objectif est d’obtenir un équilibre parfait entre tous les goûts, c’est-à-dire que nul ne doit dépasser. Attention il faut en laisser pour tout à l’heure… Vite cachez cette sauce!

Pour le mesclun:

Émulsionner dans un bol de l’huile de pépin de courge, de l’huile de colza et de tournesol avec une cs de très bonne moutarde (fine ou à gros grains), du sel, du bon poivre noir, qq gouttes de jus de citron et un peu de vinaigre de vin blanc. Votre sauce ne doit pas être acide, attention Gudule!

Oui cela paraît un peu de l’esbroufe tout ce tsoin tsoin mais voilà elles sont cousues sur mesure pour s’accorder avec le vin que nous avons acheté chez le vigneron. Un Sauvignon blanc, il a un profil aromatique et pis j’avais envie de respecter ses arômes en les remodelant un poil dans la vinaigrette des champ’s. Pour cela je vous conseille l’excellente lecture de Papilles et molécules de François Chartier, sorte de bible des gammes aromatiques en cuisine et des harmonies mets/boissons.

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20 mn avant de servir, vous passez au beurre vos tranches de bolet légèrement salées au sel fin afin de les colorer la moindre. Ensuite vous dressez vos assiettes. Oui un peu d’esthétique Gudule STP! Pour l’astuce gardez les plus belles tranches pour le dessus et essayez de donner du volume aux feuilles de salade. Pour la betterave vous taillez de fines tranches avec votre mandoline (sinon tan pis) et vous découpez à l’emporte pièce pour amener un petit truc sympa et décalé dans votre jolie assiette. Hop de la vinaigrette, hop des pignons, hop des tits cubes de céleri. Et c’est tout je crois. Oui ben il faudra goûter le vin et le servir à bonne température évidemment mon cher Gudule.

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Escalope de chevreuil et réduction de vin rouge

Extrait d’une conversation whatsapp entre Rollmops

Greg: Hey les gars (pour ne pas dire autre chose…), on fait quoi samedi prochain?
Raph: On avait pas dit qu’on ferait la chasse?
Julien: Si jamais, je peux demander à ma maman de nous préparer du fond de gibier, elle en fait tous les deux jours…
Guillaume: On peut pas faire simple pour une fois? Genre lasagnes maison ou gratin de cornettes? (si si, j’ai osé).
Greg: Moi j’ai envie de popoter…
Raph: Ben moi aussi…
Julien: Fait pas ta meule Guillaume…
Guillaume: Bon… la chasse me va bien faut dire, mais c’est toujours un sacré bazar, surtout quand on est entre nous!

Nous voilà donc réuni au Cardinal, c’est 10h07 et les quatre Rollmops du jour ont tous une mine réjouie… que va-t-il se préparer pendant la journée? Le menu complet se trouve là!

Julien (qui était le premier sur place): Blabli
Greg: Balblo
Raph: Blabla, balbli?
Guillaume: Blablôô (il a un fort accent ce coco-là, oui)

Arrive le moment de décider quel sera notre plat de résistance.

Raph: On va chez le boucher et on avise, pas besoin de tout gérer en avance ou bien? (hahahah… humour interne).
Greg: Bonne idée!
Guillaume: Ok, mais suivant le choix, je mangerais bien du sanglier, genre des entrecôtes.
Julien: Bonne idée! (notez qu’on n’est pas chiant et qu’on a souvent de bonnes idées)

Greg: Balblo.
Raph: Blabli blabla?
Guillaume: Bla!

C’est bon, c’est parti… Nous entrons dans cette caverne d’Ali-Blabla qu’est la boucherie Margot à Neuchâtel… une étale magnifique, des bouchers sympathiques et curieux de savoir ce qu’on va bien pouvoir leur demander comme combine, des clients souriants et deux Rollmops qui commencent à avoir faim (oui car il y en a deux autres qui sont ailleurs), c’est 11h, c’est normal, mais faudrait pas trop traîner… un Rollmops qui a faim, c’est jamais bon signe. Même qu’un Rollmops a toujours faim, sauf quand il mange!

Raph: Bonjour, on aimerait du gibier! Qu’avez-vous à nous proposer? On cherche idéalement du sanglier (et ça n’a rien à voir avec un certain banquet qui aura lieu en mai au cas ou…).
Le Boucher (dont nous taisons le nom pour des raisons de confidentialité): Ah ben mince alors, du sanglier, nous n’en avons point aujourd’hui, par contre, j’ai de très belles escalopes de chevreuil…
Guillaume: Hummm… et dire que j’ai proposé des lasagnes… quel bolet! Oh, et il y a aussi ce carpaccio parbleu!
Raph: Extra, on prend du chevreuil, ça joue Guillaume?
Guillaume: Miam… (onomatopée qui en dit long…)
Le Boucher: Et je vous en mets combien?
Raph: Heu… 1.5 kilo? Ca devrait jouer, nous seront 6 🙂
Le Boucher, un sourire à la main: Ah, je sens que vous allez vous régaler… et vous le cuisez comment? A basse température, je pense que ce serait une bonne option.
Guillaume: Bip bip… grouik…
Raph: Alors là, on avisera le moment venu, mais merci pour ce conseil!
Guillaume: tût-tût…
Raph: Bon, on y va… je crois qu’il est temps de le nourrir! Au revoir.
Le Boucher: Bonne journée!
Guillaume:

Bon, voici venu le moment tant attendu de nos chers lecteurs. La recette.
Pour la réduction de vin rouge, il faut:
a) Du fond de gibier, 1/2 litre environ, mais en fait, ça dépend de sa consistance. S’il est liquide, un demi-litre, mais il faut le faire réduire histoire qu’il soit moins liquide (pas mal comme explication non?).
b) Une bouteille de vin rouge, et pas de la piquette s’il vous plaît.
c) Deux échalotes,
d) 50 grammes de beurre
e) Sel, poivre et un peu de sucre brun.

Préparation:
Faire fondre le beurre dans une casserole et faites-y suer les échalotes finement hachées.
Ajouter le rouquin et portez à ébullition. Notez que si votre fond n’est pas réduit, vous pouvez le mettre avant le rouge et bien le faire réduire sur les échalotes.
Quand vous êtes content, ajouter un peu de sucre, le sel et le poivre selon les goûts. Si vous n’êtes pas content, arrêtez de faire la tête, assaisonnez moi cette sauce et faites un petit sourire, ça va aussi. Bref, la sauce est prête, plus qu’à la réduire à feu doux pendant la préparation des autres éléments de notre menu. Si par mégarde la sauce devait avoir trop réduit, on peut toujours ajouter un peu de vin en cours de route pour pas la faire brûler.

La viande, ah, on l’avait presque attendue celle-là. Une règle de base que je me plaît à rappeler ici, il faut impérativement la tempérer avant de la cuire. Tempérer signifie qu’il faut la sortir de réfrigérateur deux heures avant cuisson et si celle-ci est emballée sous vide, il faut la sortir de son sachet, la passer sous l’eau froide, bien la sécher puis la laisser tranquille à température ambiante.

L’heure de la cuisson approche. Assurez-vous que tous les accompagnements soient chauds, que la sauce soit prête. A ce moment, il faut filtrer la sauce histoire de se débarrasser des échalotes puis on peut la monter au beurre pour lui donner une texture lisse et onctueuse. C’est magique je vous le promets.

La viande, pas de chichi. Une bonne poêle en acier, du beurre, du sel et du poivre du moulin. Une fois que le beurre mousse au fond de la poêle, y placer soit:
a) L’escalope coupée en tranches de 2 centimètres et faire tchac-tchac.
b) Le morceau d’escalope entier et faire tchiiiiiiii pendant 2-3 minutes, puis tourner de tous les côtés et faire tchiiiiiii à chaque fois. Cette méthode donne un résultat merveilleux mais peut-être un tantinet trop saignant pour certain. On peut aussi ficeler la viande avant pour lui donner une jolie forme. Ben oui cela peut aussi être joli!

Une fois le morceau cuit à souhait, le réserver emballé dans une feuille d’aluminium, dresser vos assiettes avec la garniture, y placer la viande et napper de sauce. Miam… oui, ça recommence.

Bon appétit.

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Les Rollmops se retrouvent pour un samedi popote

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Samedi passé les Rollmops se sont réunis pour une journée popote, dans notre jargon une BP. Nous avons renoué avec notre chère tradition : RDV à 10h00 au Cardinal pour le café, élaboration du menu, liste des commis, formation des groupes, achats puis (enfin) visite d’une cave de la région (Cave de la Grillette à Cressier), dégustation et achat du vin.

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Liste des vins :

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Ensuite on a popoté chez Julien après avoir mangé (et bu) un petit frichti et partagé le travail.

Menu chasse :

 Carpaccio de bolets et mesclun du marché

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Escalope de chevreuil et réduction de vin rouge

Spaetzli persillés ou pas

Poêlée de figues fraîches aux olives noirs (merci Julien de nous donner cette jolie recette…)

Châtaignes caramélisées

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Plateau de fromage et pain aux noix

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Tarte Tatin pommes & coings

Glace vanille

Bien mangé, bien bu, bien marré, bien discuté… juste la chasse! Merci l’équipe.

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Un vacherin et c’est (presque) tout

Mon premier est un animal domestique qui aime regarder passer les trains
Mon deuxième se jette près de Schaffhouse et est considérée comme une des plus belle chute d’Europe
Mon tout est un fromage qui est couronné d’une montagne qui brille.

Pour l’anecdote voici le repas le plus court en Espagne: « Sentarse, abrir la ventana, cerrar la ventana y levantarse. Y de postre una siesta. »

Et voici le repas chaud neuchâtelois le plus simple. Ce n’est pas beaucoup plus compliqué, surtout que c’est bien d’ouvrir une fenêtre à un moment donné…

Sortir le fromage du frigo ou de son emballage d’origine

Cuire des jolies pdt

Servir avec un vin de la région. Bonne.

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